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  L’Académie des Sciences, des Arts, des Cultures d’Afrique et des Diasporas Africaines a été officiellement créée par le Décret n° 2003-336 du 1er septembre 2003. Elle devrait comprendre soixante (60) membres nationaux permanents, vingt et un (21) membres étrangers permanents et six (06) membres correspondants associés par région culturelle. Toutefois, conformément à ses textes, seuls cinquante (50) membres nationaux permanents ont été nommés par le Décret N° 2004-368 du 15 juillet 2004.

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Table ronde du Domaine des Lettres et Sciences Humaines

La pluie matinale qui s’abattait sur Abidjan ce jour du jeudi 21 décembre 2016, n’a pas freiné l’ardeur des invités et étudiants à investir l’Amphithéâtre Mamadou Coulibaly de l’Ecole Normale supérieure d’Abidjan. Il est 10 h 05 mn lorsque le micro du Maître de cérémonie, Pr KOUAKOU N’GUESSAN libère les premiers mots d’ouverture de la table ronde organisée par le Domaine des lettres et sciences humaines de l’Académie des sciences, des arts, des cultures d’Afrique et des diasporas africaines (ASCAD). Après avoir salué l’assemblée au nom du Président le modérateur a donné succinctement le programme des 06 communications devant meubler la journée dédiée à la « Contribution des lettres et sciences humaines au développement national ».

Le Président de l’ASCAD , le Pr AIDARA DAOUDA qui a ouvert la série des allocutions a saisi cette occasion pour réitérer ses vœux à tous les invités avant de souhaiter l’union des sciences dites molles et des sciences dites dures, pour une meilleure formation aux connaissances promotrices de l’homme.
A la suite du Président de l’ASCAD, ce fut le tour du Pr HAUHOUOT ASSEYPO d’entretenir le public sur la question « Pourquoi recadrer la problématique des sciences humaines en Côte d’Ivoire ? ». Il s’en est suivi des échanges au cours desquels le Pr SIDIBE VALY déplorera le déficit de communication autour des résultats du CNRA. Le même constat est fait sur les travaux révolutionnaires du Pr TOURE SIAKA ayant trait à l’invention de la cuisinière solaire qui est reconnue comme une invention majeure du XXe siècle mais qui aujourd’hui, n’a pas connu les mesures d’accompagnements nécessaires pour un début de production à grande échelle. Bien pire, il a été opposé à cette invention une autre moins opérationnelle, portant sur le foyer amélioré. En conclusion le Pr SIDIBE VALY déplore le fait que l’Etat éprouve des faiblesses et difficultés à accompagner les travaux de recherche, encore moins les inventions nationales, outils de développement.

Sous sa double casquette de modérateur et de panéliste, le Pr KOUAKOU N’GUESSAN FRANCOIS intervient sur le « rôle des sciences sociales et humaines dans la dynamique du développement en Côte d’Ivoire ». Il saisira cette occasion pour se livrer à une réflexion « éclairante » sur la querelle quasi improductive des 2 formes de sciences, celles dite dures et celles dites molles. L’approche métrique et pondérale est indispensable, pour en définitive, se rendre compte que la querelle des sciences nous égare.

Après le Pr KOUAKOU N’GUESSAN FRANCOIS ce fut le tour du Président du Comité scientifique de la table ronde, de livrer sa communication sur le « Capital-lettres en Côte d’Ivoire : Présence et perspectives ». Lors des échanges qui ont suivi cet exposé, il est apparu nécessaire de mettre désormais l’accent sur le mode de recrutement dans les entreprises ; ces dernières gagneraient à élaborer l’appel à candidature en termes d’objectifs de l’entreprise plutôt qu’en termes de poste à pourvoir. Ce qui mettrait le postulant en face des objectifs spécifiques de l’entreprise pourvoyeuse d’emploi. La question de l’adéquation de la qualification au poste et du postulant en serait bien renforcée.

Après la pause, la séance s’est ouverte à 14 h 15 sur la communication du Pr FADIGA KANVALY sur la thématique suivante : « les sciences de l’éducation, sciences de l’équité sociale et du Développement durable ». Au terme des échanges qui ont suivi cet exposé, une réflexion a retenu l’attention, de l’auditoire, celle de la prise en charge des personnes qui échouent aux différents examens et concours. Il faudrait arriver à savoir ce que deviennent ces « déchets » que la société produit pour jauger également de son niveau de développement. L’état gagnerait à pratiquer cet audit simple afin de juguler les problèmes corollaires découlant de ces échecs.


Ce fut ensuite au tour de Dr GAHE-GOHOUN Rosine, d’apporter sa touche féminine à cette réflexion de haut niveau. La seule communicatrice ne faisant pas partie des membres de l’ASCAD, a tenu à donner ses sentiments sur le thème : « Pour une philosophie du développement ». Au cours de son exposé elle a soutenu que le développement national passe par une détermination à arriver à un développement ni sectaire et ni tribal, comme certaines formes de gouvernance laissent croire. La politique de développement de l’ivoirien ne devrait pas passer ou se servir d’une politique tribaliste de développement.

Enfin et pour clore le tour de table, la communication finale fut prononcée par le secrétaire du Domaine des lettres et sciences humaines, initiateur de la table ronde, le Pr KOMENAN AKA LANDRY. Celui-ci a posé la problématique de la véritable décolonisation des états africains. Une fois cette étape passée, l’on pourrait, si possible, donner une définition du développement. C’est sur ces indications, que la riche table ronde s’est terminée aux alentours de 17h15. Elle fut un moment privilégié de réflexion de haut niveau et une opportunité d’échanges enrichissants qui, sûrement, seront approfondis lors des Etats généraux des lettres et sciences humaines, souhaités par le Pr HAUHOUOT ASSEYPO.


Franck ATTE

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L'académie des sciences des arts et des cultures d'Afrique des diasporas ASCAD, a l’honneur de vous informer que, dans le cadre des activités de son Domaine des sciences exactes, elle organise, le jeudi 15 octobre 2014 à la Rotonde des arts Galerie Nour Al Hayat.

Une table ronde sur le thème :

<<QUELLE EVALUATION POUR UN SYSTEME EDUCATIF PERFORMANT>>