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DISCOURS DU Président

CÉRÉNOMNIE DE REMISE DES BOURSES DE L’ASCAD ALLOCUTION DU PRÉSIDENT HAUHOUOT

CÉRÉNOMNIE DE REMISE DES BOURSES DE L’ASCAD
ALLOCUTION DU PRÉSIDENT HAUHOUOT
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Monsieur le Ministre,
Excellence Messieurs les ambassadeurs,
Mesdames et Messieurs,
Permettez-moi de vos saluer et de vous dire toute ma joie de prendre part à cette cérémonie et de pouvoir partager avec vous, quelques idées sur l’aide à la recherche, et au-delà l’éducation de notre jeunesse qui, nous le savons, conditionne le développement durable.
 Chaque année, nous remettons quelques bourses à des chercheurs juniors qui souhaitent s’exercer plus à fond dans la réflexion et la découverte scientifiques. Cette activité, comme tout ce qui relève des sciences, des Arts et de la culture, ne semble pas être profondément  perçue par l’opinion. Or le faisant, nous touchons au cœur de l’une des questions majeures de l’avenir de notre pays, à savoir l’INNOVATION.
On ne répétera jamais assez, la force et le rang des nations ne dépendent pas de leurs ressources naturelles, mais de la qualité leurs citoyens, leurs ressources humaines. C’est qu’écrivait Jean Bodin au XVIe siècle, « Il n’y a de richesses que d’hommes ». Certains décideurs du Sud épousent l’idée, mais son application sur le terrain est rendue difficile, dans notre société moderne dominée par la mondialisation porteuse de désordres, comme le note si bien le philosophe béninois Adrien Houngbedji.
Aujourd’hui, plus qu’à autres moments de l’histoire, les SAVOIRS préparent l’homme-ressource à vaincre les menaces qui pèsent sur notre humanité. Les hommes qu’il nous faut aujourd’hui ont donc besoin de connaissances de plus en plus complexes, surtout avec l’avènement des sciences et techniques de l’information. Ainsi, ceux dont le rôle est de créer les conditions de développement des connaissances, préparent leurs pays à entrer dans la gouvernance mondiale. Il n’y a pas d’exemples contraires dans l’histoire, mais le tout n’est pas d’en être convaincu, il faut en faire UNE CAUSE NATIONALE, et s’engager comme des pays en donnent l’exemple. Cela donne un sens considérable au petit geste que nous posons aujourd’hui.
L’ASCAD a trois misions : la production, la conservation et la promotion des savoirs. A cet égard, notre programme de bourses est TRANSVERSAL, HOLISTIQUE et au-delà, SYSTÉMIQUE. L’importance que nous lui accordons découle de ce qu’il est potentiellement capable de réaliser l’une des conditions les plus difficiles de succès des politiques scientifiques et éducatives, la COHÉRENCE. Nous n’avons certes pas la prétention d’être une Agence de distribution de bourses. Cela n’est pas nécessaire dans ce pays qui en a fait une tradition réussie. Mais l’obligation d’anticiper sur les phénomènes potentiellement dangereux, nous conduits à faire signe en faveur de l’innovation. C’est un impératif prospectif !
Au moment où des observateurs avisés admettent que le compartiment recherche scientifique de notre système d’enseignement supérieur est de moins en moins apte à nous conduire à la puissance éducative, le potentiel systémique des allocations de recherche devient une hypothèse de travail hautement porteuse. A cet égard, la mise en compétition des disponibilités selon une CRITÉRIOLOGIE sans cesse affinée, en direction d’objectifs conformes aux besoins de la société, nous paraît être une action stratégique et tactique gagnante.
Naturellement, nous ne devons pas rêver. La construction, la mise en œuvre et le pilotage d’un SYSTÈME D’ATTRIBUTION DE BOURSES À VISÉE INNOVATRICE serait au-dessus des capacités de la seule ASCAD. Il faudrait l’intégrer aux trois autres composantes de l’espace social : la sphère institutionnelle, l’économie et le territoire. Les pays qui ont réussi ce pari ont ouvert des chantiers, fait appel à des fonds publics et privés, mis en compétition les régions et les collectivités locales. De telles articulations seraient capables de motiver la jeunesse, accroître sa compétence et systématiser sa contribution à la production des intelligences et de compétences. C’EST UN APPEL A CONTRIBUTION QUE NOUS LANÇONS !
Ce serait, à notre avis, la meilleure manière d’enclencher le processus qui devrait conduire notre pays, qui est déjà une puissance économique continentale, au rang de puissance éducative appuyée sur un leadership scientifique et technologique respecté.
Par rapport à une telle vision, l’histoire montre que les bassins scientifiques et technologiques de l’Hémisphère Nord, que nous admirons tant, ont été et restent essentiellement le fruit d’efforts endogènes. Lorsqu’au Sud, l’on a voulu inverser ce processus, les résultats obtenus se sont révélés éphémères. L’intérêt de notre projet est de viser l’endogénie de l’émergence de la Côte d’Ivoire, en tant que force d’innovation par l’entraînement de sa jeunesse.
Revenons au rôle fondamental de cette jeunesse. Les jeunes constituent les éléments difficiles à contrôler du fait de leur dynamisme parfois centrifuge. Mais nous ne pouvons pas en rester aux plaintes et condamnations. L’un des mérites de notre programme de bourses est d’être tendanciellement apte à modifier les aspects négatifs de la culture juvénile, en renforçant sa combativité intellectuelle son goût pour la compétition saine.
Lorsqu’un système d’apprentissage est capable de combattre les phénomènes antagonistes, il est résilient et digne d’encouragement. J’en appelle encore une fois à toutes les énergies de notre pour nous aider à amplifier ce programme en cours d’essai.
Je voudrais terminer en vous félicitant, chers lauréats. Connaissant la rigueur habituelle de genre de délibération, je ne peux qu’être fier car vous avez du mérite. Merci à vous chers collègues qui venez spontanément nous aider à lancer ce projet. Félicitations au Professeur Dossahoua, président de la Commission des bourses et à son équipe.
Merci à tous, je vous remercie !